Randonnée Fushimi-Nari, bains japonais, dîner ***


10 ° C – Fraîche journée, vent glacial

Aujourd’hui, c’est notre dernier jour à Kyoto. Lors de notre premier voyage, faute de temps, nous avions manqué une sympathique randonnée surnommée la ballade aux milles toris, pas question cette fois-ci de la rater !

Cette courte et facile randonnée (environ trois heures d’un pas très tranquille) traverse forêts et collines au sud de Kyoto et le chemin qui fait une boucle est quasi exclusivement bordé de torii, portiques que l’on trouve habituellement à l’entrée des sanctuaires shintō et qui indiquent que l’on pénètre dans un lieu sacré.

Ici, il y en a partout, souvent très serrés les uns des autres, il y a aussi beaucoup de monde, car le lieu est assez magique, et la balade prend de là-haut et permet d’avoir une vue surplombante de Kyoto.

On termine la rando vers 12 h 30 environ, il est temps de manger ! Au bas du chemin de randonnée, tout près de la gare, une multitude d’échoppes et de boutiques de souvenirs : on repère un petit restaurant spécialisé dans l’anguille, très bon ! Comme d’habitude, un “english menu” pour touriste, sauf qu’ici le mot touriste n’a pas forcément une connotation péjorative.

L’après-midi, on ne sait pas quoi vraiment faire, il y a un vent glacial et on est vraiment fatigué, on reprend donc le train direction notre hôtel, mais en faisant un dernier crochet par Gion afin d’admirer encore une fois les cerisiers de Kyoto, toujours aussi magnifique !

Après une pause-café dans un salon de thé, on décide de rentrer se reposer un petit peu. Sur le chemin du retour, nous croisons notre hôte qui nous propose de nous accompagner aux bains publics sur notre demande. On avait envie d’essayer les bains très populaires au Japon, que l’on trouve quasiment à tous les coins de rue, étant donné qu’il fait assez frisquet, un bain à remous et un bon sauna nous remettraient d’aplomb.

L’entrée coûte environ 400 yens soit un peu moins de 4 euros. Toutefois, nous sommes vraiment intimidés, car il n’y a que des Japonais et des usages à respecter que l’on ne connaît pas réellement, on nous regarde un peu comme des bêtes curieuses, on sent bien que nous ne sommes pas à notre place, alors on ne traîne pas.

Direction l’hôtel pour se changer puis en route vers 18 heures à pied pour trouver notre restaurant réservé deux mois à l’avance : Kikounoï, 3 étoiles au guide Michelin !

Nous avons réservé pour 19 heures et arrivons avec un quart d’heure d’avance, au cas où on nous piquerait notre table !

C’est une petite maison sur les hauteurs de Kyoto en pleine nature, une hôtesse nous guide vers notre table qui sera en fait une petite pièce privative donnant sur un jardin extérieur sans aucun vis-à-vis, impressionnant !

Pas de table classique, mais une table basse japonaise, et on mange assis sur les tatamis.

On découvre le menu (en anglais, ouf !) et on se demande si on va arriver à manger tout ça, pas moins de 12 plats à déguster.

Il s’agit de la cuisine “kaiseki”, une cuisine très fine qui accorde saveur, texture, couleur et forme en fonction de la saison. On a donc mangé un menu spécial “mois d’avril”. Et voici le détail des plats !

Kikunoi, Kyoto

Le menu kaiseki du mois du lièvre, une expérience gastronomique inoubliable.

15 000 yens par personne

Nous repartons à pied repus pour regagner notre hôtel. La nuit est belle et il ne fait pas froid ce soir !

icon dodo
Yumiya Komachi – Kyoto

Une perle, cette adresse. Lors de notre séjour, notre hôte, récemment revenue des États-Unis, venait d’ouvrir une maison d’hôte dans sa ville natale de Kyoto. Excellent accueil et position idéale pour tout faire à pied. Définitivement fermé aux dernières nouvelles (2026).

90 000 yens pour 6 nuits, soit environ 665 € le séjour.


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