L’Islande côté pratique


C’est chouette l’Islande, mais ce n’est pas donné, et puis il y a plein de petits trucs, qui, une fois connus, permettent de passer des vacances sans souci et de faire quelques économies !

La króna joue au yoyo

La króna, c’est la monnaie locale, la couronne islandaise. Monnaie forte par tradition, nous l’avons senti passer au change lors de notre premier voyage en 2007 où 1 € valait 80 couronnes environ. Autant dire qu’à cette époque, il fallait tout compter. Depuis la crise de 2008, la couronne a perdu la moitié de sa valeur : en 2009, au pire moment de la crise, le même euro valait jusqu’à 180 couronnes au change !

Tout n’est pas rose pour autant pour le touriste européen. Ainsi, l’inflation pendant la crise a pu atteindre les 20 % et les prix des biens importés pouvaient augmenter d’un jour à l’autre.

Depuis, le taux de change a continué de fluctuer. En 2026, mieux vaut vérifier le cours de la couronne avant de partir : les prix sur place restent élevés, même lorsque le change semble favorable (début 2015, 1 € valait environ 150 couronnes)

Le Duty Free de l’aéroport

Dès la descente de l’avion et avant de sortir de l’aéroport, faire comme beaucoup d’Islandais, même si ça peut paraitre étrange et qu’on n’en a pas réellement envie : prendre un caddie et faire ses emplettes au Duty Free, notamment pour acheter de l’alcool, des bières ou des chocolats. Les produits sont bien moins chers que dans le reste du pays. Bien sûr, il s’agit ici d’acheter les produits qui seront consommés pendant le séjour, pas les souvenirs à ramener qui, eux, pourront être achetés aussi en duty free le jour du départ. Si un véhicule de location vous attend à l’aéroport, il suffit ensuite de charger le coffre et hop, les courses sont faites !

Le cochon Bonus !

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Pendant le séjour, repérez les supermarchés Bónus : c’est facile à reconnaître, c’est un charmant petit cochon ! C’est l’équivalent islandais de nos Lidl, ce n’est pas folichon à l’intérieur, mais bien moins cher que les supermarchés classiques. D’ailleurs, il vaut mieux faire le plein autour de Reykjavík, car dans le reste du pays, les magasins sont plus espacés !

Le camping, ça ravigote !

Le camping, c’est l’idéal pour faire des économies, mais s’il fait trop froid, ou trop humide, essayez les hébergements de dernière minute avec booking.com par exemple. Il y a du Wi-Fi dans de nombreux villages, cafés et hébergements et on peut facilement réserver d’une nuit à l’autre et c’est parfois moins cher que de réserver des mois à l’avance. Attention toutefois : en haute saison, mieux vaut anticiper, car les hébergements se remplissent vite. On en a fait l’expérience pour Skaftafell où on a eu une chambre pour le lendemain à -50 % – coup de bol peut-être. C’était aussi un peu hors saison.

La gastronomie à petite dose

Les restaurants en Islande peuvent coûter assez cher, surtout l’alcool et le vin, et puis ce n’est pas toujours l’extase, à notre goût, il vaut mieux le savoir. La bouffe nous avait semblé moyenne, moyenne. Du coup, autant manger simplement, pas besoin d’essayer un truc hors de prix, il vaut mieux garder son budget resto pour la France ! Dans les villages, il n’y a souvent pas grand-chose, et c’est en général la station-service qui fait aussi magasin, café et cafeteria. Beaucoup de malbouffe dans ce pays malheureusement, hot dogs, frites et burgers. Une petite particularité cependant : on ne trouve pas de McDonald en Islande, la chaîne ayant décidé de quitter définitivement l’île suite à la grave crise financière de 2008. Et c’est là que la cocasserie commence !

Le jour de la fermeture du dernier McDonald’s, Hjörtur Smárason a eu l’idée d’aller acheter un menu pour le conserver comme un souvenir, non sans un certain sens de l’humour ! Il planque son menu sur une étagère de son garage… et l’y oublie.

Trois ans plus tard, il retrouve le paquet, l’ouvre et découvre, stupéfait, que le menu McDo est intact ! Il le donne au musée national qui le stocke pendant un an. Il a ensuite été exposé au Bus Hostel de Reykjavík, sous les yeux des clients et même des internautes du monde entier grâce à une webcam qui le filmait 24 h/24 à l’époque !

Un masque pour les yeux, c’est pas con

Surtout en juin quand il ne fait jamais nuit, ça n’a pas l’air de déranger les Islandais dont les logements sont généralement dépourvus de volets en général. Du coup, malgré les rideaux, il peut faire assez jour dans les chambres, ce qui peut en déranger certains.

Avoir du liquide dans la poche, ça sert à rien

Les Islandais paient presque tout avec la carte bancaire, même pour des sommes ridicules. Autant faire pareil, et ne pas paniquer si on se trouve sans cash au beau milieu de la brousse. On a déjà payé un camping au bout du monde – cratère viti à Krafla – dans une petite cahute avec notre carte : le ranger était équipé d’un terminal de paiement relié à son GSM. L’Islande, c’est super moderne. Bon bien sûr, il vaut mieux quand même vérifier avec sa banque qu’il n’y aura pas trop de frais de commission sur les opérations à l’étranger, mais nous en tout cas, on n’a pratiquement jamais retiré d’argent.

Un 4×4, c’est pas du luxe

Ça aussi, ça coûte un bras en Islande, mais si j’osais, je dirais qu’aller en Islande sans 4×4, c’est un peu comme aller aux Bahamas sans maillot de bain. Bon, on peut toujours se baigner à poil, mais si c’est pour rester au bord de la plage et regarder les autres se délecter dans les eaux turquoise…

On peut faire le tour de la route n°1 en Nissan Micra et passer de super vacances en Islande, mais comme un peu partout malheureusement (ou heureusement), il faut savoir sortir des sentiers battus pour découvrir de superbes spots : alors en vrac, grâce au 4×4 on a pu notamment voir : le Landmannalaugar, le Lakagigar, le Kerlingarfjöll, le Viti et sa région lunaire. Pour emprunter les pistes F qui mènent à certains de ces coins, il faut un véhicule autorisé et adapté. Attention : toutes les pistes ne sont pas accessibles à tous les 4×4, et certaines comportent des gués.

Un 4×4 adapté peut être rassurant sur les pistes, mais il ne dispense ni de prudence ni de vérifier la météo et l’état des routes. Un Suzuki Jimny fait l’affaire pour 2 personnes (pas plus que ça, car après, c’est vraiment petit). C’est en général le moins cher en location, ce n’est pas le plus confortable, loin de là, mais c’est un excellent franchisseur, même meilleur que des plus gros que lui, comme quoi, ce n’est pas la taille qui compte !

Un loueur de véhicules tout-terrain que nous avions apprécié à l’époque : Iceland Car Rental – à une vingtaine de minutes de l’aéroport de Keflavík, moins cher que les grands loueurs en général, il vaut mieux faire un devis sur Internet à l’avance pour comparer. À vérifier aujourd’hui en comparant les conditions de location, les assurances et les avis récents.

À savoir en 2026 : la conduite hors piste est interdite en Islande. Pour les routes F, vérifiez les dates d’ouverture, les restrictions du loueur et les conditions du jour. Une assurance classique ne couvre pas forcément les dommages liés aux gués ou au soubassement du véhicule.

Les pistes, c’est beau mais c’est long

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Les routes islandaises, ce ne sont pas nos autoroutes au bitume impeccable. Ce n’est pas parce que ça a l’air tout près sur la carte qu’on va y arriver en moins de deux. On s’est fait avoir une fois dans l’est du pays en pensant qu’on allait mettre 2 heures pour rallier un point, et au final, il nous fallut 3 fois plus de temps (donc oui, c’est ça, 6 heures au lieu de deux). Comme c’était en juin et qu’il faisait jour tout le temps (et beau en plus), cela n’a pas été un problème, mais nous sommes arrivés à destination à 2 heures du matin (au lieu de 22 heures) complètement crevés : la piste ne permettait pas de dépasser les 20 à 30 km/h tellement elle était défoncée. Il vaut mieux faire le plein chaque fois que l’on voit une station ! Avant de partir vers l’inconnu, un site indispensable, toujours utile pour préparer ses trajets : vegagerdin. Ce site est incroyable : en temps réel, les Islandais savent quelles routes sont ouvertes, glissantes, fermées, en travaux, etc. Il y a même des statistiques sur le nombre de véhicules par route. Pour certaines, c’est quelques véhicules seulement par 24 h. C’est l’outil incontournable à consulter avant de s’enfoncer dans l’intérieur des terres.

Le 4×4 propre tu garderas

Parce que c’est hyper facile de laver son char en Islande, et c’est gratuit ! Dans beaucoup de stations-service, on trouvait un tuyau ou un nettoyeur haute pression en libre-service. Vérifiez sur place, car ce n’est pas systématique ! Ça serait bête de ne pas en profiter !

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Le mauvais temps islandais

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Il ne dure pas toujours bien longtemps, mais il peut aussi faire mauvais plusieurs jours d’affilée. Le côté positif, c’est qu’il peut faire beau temps plusieurs fois par jour, un peu comme en Bretagne. L’instrument indispensable en Islande : le coupe-vent étanche, mais surtout coupe-vent ! Les Islandais ont de la chance, ils ont un site météo simple et bien foutu, et surtout très fiable. Les prévisions à deux ou trois jours sont très utiles, mais le temps peut changer rapidement, surtout en montagne. En général, ces conditions sont imprimées et affichées dans tous les commerces et hôtels, parce que les touristes doivent passer leur temps à demander quel temps va-t-il faire aux locaux ! Si jamais le temps prévu est vraiment trop mauvais, ça ne sert à rien de rester, il vaut mieux changer de région. Lors de notre premier voyage, on avait prévu de rester plusieurs jours autour de la région de Mývatn, mais à cause du froid et du brouillard, on n’a rien vu du tout. Du coup, on est parti vers le sud au bout de 24 h et nous sommes retournés dans cette région lors de notre deuxième voyage.

Le Blue Lagoon des islandais

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Bien sûr, tout le monde connaît le fameux Blue Lagoon, c’est très chouette et à mon avis incontournable, mais c’est un peu l’usine à touristes, car le complexe se situe à une vingtaine de minutes de l’aéroport de Keflavík. Du coup, aller au Blue Lagoon avant de repartir et de rendre la voiture de location à l’aéroport peut être une excellente idée, à condition de prévoir suffisamment de marge. En 2026, il est indispensable de vérifier les conditions d’accès et les éventuelles perturbations liées à l’activité volcanique de la péninsule de Reykjanes. Cependant, il existe un “second” Blue Lagoon, le Myvatn Nature Bath. Plus petit et généralement moins fréquenté que le Blue Lagoon, c’est un endroit beaucoup plus sympathique à mon avis. Situé non loin de Myvatn, idéal pour se détendre en fin de journée après une randonnée.

Quelques idées de prix en Islande

Au cours de nos différents voyages, nous avons eu l’occasion de tester les prix islandais sur diverses prestations. Voici quelques exemples, conservés comme souvenirs de nos voyages : ce sont des tarifs historiques, pas des prix à utiliser pour établir un budget en 2026.

Quelques exemples de prix en 2010 (taux de change en septembre 2010 : 1 € = 150 ISK)

  • Une location de 4×4 (Suzuki Vitara) du 04/09/2010 au 15/09/2010 : 623 € (114 000 ISK)
  • 1 bière de 50 cl au restaurant  = 900 ISK soit 6€
  • 1 repas au restaurant (2 plats et 2 bières de 50 cl) = 8 360 ISK soit 56€
  • 1 repas dans une cafétéria (2 sodas, 2 cafés, 2 soupes, 1 club sandwich, 1 burger) = 6 000 ISK au tivoli café à Reykjavik (09/2010) soit 40€
  • 1 consultation chez le médecin généraliste (Akureyri) = 1000 ISK soit 6,50€ !
  • 1 skyr (chez Bonus) = 102 ISK soit 70 centimes
  • 1 litre de sans-plomb = 192,60 ISK soit 1,29€
  • 2 entrées au Blue Lagoon = 56€
  • 1 randonnée sur le glacier Skaftafell = 19 000 ISK pour 2 soit 127€
  • 1 nuit au Fosshotel de Skaftafell = 75€
  • 1 nuit en appartement à Reykjavík (Reykjavík for you Apartment) – 125 €
  • 1 nuit au Fosshotel de Goðafoss – 102€ soit 15 200 ISK
  • 1 nuit à l’hôtel d’Egilsstaðir – Gistihusid Egilsstodum + 1 repas dîner pour 2 = 190€

Quelques exemples de prix en 2011 (conversion en euros au cours de la date du voyage) :

  • 3 jours de location de voiture (Nissan Micra) en octobre 2011 : 151 €
  • Un package Icelandair : vol + 3 nuits d’hôtel à Reykjavík + concert de Björk (Biophilia) à l’Harpa Concert Hall en octobre 2011 : 420 € / pers.


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